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Histoire de la neurostimulation


Plus de 100 années d'observation et de connaissances

En 1875, le neurophysiologue CATON met en évidence la présence de courants électriques dans le cerveau Humain (dans l’encéphale exactement).
En 1929, Hans BERGER réussi à mesurer cette activité cérébrale maintenant connue comme activité encéphalographique : l’EEG (l’Electro Encéphalogramme).
En 1950, Gray WALTER découvre ‘’l’Effet Photique’’ : le cerveau réagit, répond, aux stimulations lumineuses (comme aux stimulations sonores) pour aligner ses ondes cérébrales en conséquence.
Voilà comment est né scientifiquement la stimulation par le son et la lumière que nous appelons maintenant Stimulation Neuro-dynamique ou Neurostimulation.
La connaissance de l’influence de la lumière sur le cerveau est quelque chose que les êtres humains savent depuis la découverte du feu.
Au cours de l’année 125, A.D APULEIUS l’a expérimenté avec le stimulus de la lumière vacillante.
Grâce à la rotation d’une roue de potier devant une lampe, il s’est rendu compte qu’il pouvait déterminer, dans un groupe de patients, qui était atteint d’épilepsie (l’effet stroboscopique déclenchait des crises chez les sujets malades).
Aux environs de l’an 200, A.D PTOLEMY a noté que lorsqu’il plaçait une roue de broches entre le soleil et un sujet, le vacillement de la lumière du soleil à travers les broches de la roue qui tournait pouvait pousser ses patients à voir différentes couleurs, formes et pouvait aussi causer une certaine sensation ‘’d’euphorie’’.
Au 17ème siècle, un scientifique Belge, PLATEAU, utilisait déjà la variation de la lumière qu’il faisait passer au travers d’une roue pleine, munie d’un trou, pour étudier la signification du diagnostic du phénomène de la fusion de la lumière.
Il s’est alors rendu compte qu’à une certaine vitesse élevée on ne voyait plus la fluctuation de la lumière, mais que la lumière semblait continue.
Il a également relevé que les personnes en bonne santé pouvaient apercevoir la variation de la lumière à des vitesses beaucoup plus élevées de la roue que les personnes qui étaient en moins bonne santé.
Au début du siècle, le Psychologue Français Pierre JANET, s’est aperçu que les patients de l’Hôpital Salpêtrière de Paris qui étaient exposés à des lumières vacillantes, étaient beaucoup plus enclins à réduire leur état d’hystérie et à encourager un accroissement de la relaxation.
Au début des années soixante, le chercheur Andrew NEHER a fait des recherches sur les effets de certains rythmes et de certains sons.
A l’aide d’un Electroencéphalogramme, il a constaté que certains sons et certains rythmes (associés ou non) modifiaient radicalement l’activité du cerveau.
D’autres chercheurs (comme le Professeur HARNER) ont observé et découvert que la fréquence de certains sons (comme des tambours) augmentait la production d’ondes Thêta sur les tracés d’un électroencéphalogramme.
Cette connaissance a été très largement utilisée (et encore aujourd’hui) par certains artistes ou groupes d’artistes pour influencer l’état de leur publique (PINK FLOYD ; SUPERTRAMP ; etc…).
Grâce aux avancées technologiques, il est maintenant possible d’avoir des combinaisons ‘’sons et lumières’’ très efficaces.
Dans les années 60, les instruments de musiques électroniques amplifiés et mariés à des lumières stroboscopiques et psychédéliques pouvaient produire des changements rapides et profonds sur l’état de conscience du public.
Les cinéastes, par exemple, ont très rapidement compris et exploité le potentiel du son pour embellir l’image qui passe à l’écran et/ou pour transmettre et augmenter les émotions (essayez de regarder STAR WARES sans la musique …).
Au début des années 30, les recherches scientifiques modernes sur les effets rythmiques de la lumière et du son ont débuté, lorsque des scientifiques ont découverts que le rythme électronique du cerveau avait tendance à suivre la stimulation dy rythme d’une lumière vacillante ; processus qu’ils ont appelé ‘’Effet d’Entraînement’’.
Les recherches se sont amplifiées à la fin des années 40, lorsque le neuroscientifique Anglais W. GRAY Walter a utilisé un stromboscope électronique etd e l’équipement avancé de EEG pour étudier ce qu’il appelait le ‘’Flickering Phenomenon’’ : le phénomène du vacillement.
Il a découvert qu’une lumière vacillante rythmique altérait rapidement les activités des ondes cérébrales, produisant des états similaires à des transes et à de profondes relaxations et ainsi augmentait la capacité mentale d’imagerie.
Il était également surpris d’apprendre que la fluctuation semblait altérer les ondes cérébrales du cortex au complet et non seulement de la région de la vision ; il a d’ailleurs écrit : « Les séries de la lumière rythmique semblent être en train de briser des barrières psychologiques entre les différentes régions du cerveau ».
Cela voudrait dire que les stimulations de la lumière vacillante brisent les liens et inondent les autres secteurs.
Les effets sur les gens ayant vécu l’expérience semblait encore plus intrigants : ils disaient avoir vu des lumières ressemblant à des comètes, des lumières ‘’venant d’un autre monde’’, des ‘’lumières mentales’’.

Dans les années 60 et 70, une multitude de recherches nous ont appris que l’effet de la lumière vacillante à une certaine fréquence semble avoir des ‘’pouvoirs’’ fantastiques.
Diverses découvertes scientifiques ont démontré qu’une telle stimulation photique pouvait avoir une variété d’effets bénéfiques tels que augmenter les notes d’examen du Quotient Intellectuel, varier les fonctions intellectuelles et produire une plus grande synchronisation entre les deux hémisphères du cerveau.
D’autres chercheurs ont découvert que l’addition de signaux sonores rythmiques augmentent dramatiquement la capacité d’amélioration du cerveau.

Tout au long de l’histoire, les percées technologiques, comme le cinéma, ont rapidement été mises à profit pour stimuler la fascination humaine avec des sons et des lumières rythmiques qui influencent les activités électrochimiques de notre cerveau. Le résultat a été la multitude de recherches mentionnées plus haut.

Les premiers appareils font leur apparition dans les années 70

Jack SCHWARZ, connu pour ses ouvrages sur la guérison par soi-même et le contrôle de soi-même, a commencé à vendre un appareil connu sous le nom de ISIS, au début des années 70... Il utilisait une lumière à fréquence variable montée sur une lunette combinée avec un appareil sonore produisant des sons rythmiques qui amenaient les utilisateurs dans un ‘’état mental supérieur’’.
En 1973, le scientifique Richard TOWNSEND a publié une description de ses recherches avec un appareil utilisant des lunettes montées de lumières pour créer un effet d’entraînement visuel.
En 1974, un scientifique du City Collège of New York, Seymour CHARAS, obtient le premier brevet d’invention sur un appareil de stimulation combinant son et lumière, malgré le fait qu’il n’a jamais été commercialisé.
C’est au début des années 80 que l’appareil combinant son et lumière a fait sa percée.
Le principal élément déclencheur a été la révolution dans le monde de la micro-électronique ; cette révolution a permis aux ‘’Inventeurs de Garages’’ d’assembler des appareils sophistiqués et complexes pour produire et combiner son et lumière.
Ces appareils permettaient une sélection variée de vacillement de lumière et de patrons de lumière.
L’utilisateur pouvait sélectionner les modes d’interfaces différents entre le son et la lumière ; on y trouvait également plusieurs programmes présélectionnés qui pouvaient produire des états de conscience spécifiques préprogrammés, tels que : le sommeil ; la méditation ; etc…

Comment ça marche ?

Les appareils de stimulation cérébrale à base audio-visuelle disposent d’une variété de programmes gérés par un ordinateur interne, en termes de durée, de niveau de fréquences et de combinaison de stimuli audio-visuels.

Une fois confortablement installé, vous fermez les yeux et l’appareil se met à dispenser des flashs lumineux et des sons.
Dans cette position plutôt passive, l’appareil vous coupe d’abord des sensations extérieures, puis ralenti le rythme des impulsions audio-visuelles. Au bout de quelques minutes, de façon très agréable, votre cerveau va se mettre ‘’en phase’’ avec les impulsions et ralentir progressivement sa (ses) fréquence(s).
Des flots continus de lueurs se propagent dans un ballet d’arabesques, se fragmentent en une multitude de prismes et de disques colorés : c’est le début de la plongée dans le monde intérieur.
Quelques minutes suffisent pour sortir du rythme bêta (celui de l’éveil), de l’anxiété et du stress, pour passer à un état de détente active, de relâchement musculaire et de relaxation cérébrale.
Les sons diffusés dans les écouteurs rééquilibrent l’activité des deux hémisphères cérébraux, les synchronisent, effaçant ainsi l’antagonisme droite/gauche et permettant à chacun d’eux de s’exprimer.
La sensation atteinte est comparable à l’état de ‘’Samadhi’’, connu de ceux qui pratiquent le Yoga et/ou la Méditation Zen.
Au bout de 20 à 40 minutes, selon le programme, la ‘’remontée’’ commence. Douce, lente, on en sort régénéré, comme après une séance d’hyper oxygénation.
La plupart d’entre nous sommes des ‘’dominants hémisphères droit’’ et vivons sous le signe du désiquilibre.
En combinant stimulations sonores et lumineuses, on arrive à synchroniser les deux hémisphères, amenant ainsi le cerveau à des fréquences positives. Résultat : équilibre des capacités analytiques/créatives et état privilégié de perception et de création.

Histoire de la neurostimulation

Patrick SALERNO